Les passoires thermiques, c’est le nouveau cheval de bataille du gouvernement en matière immobilière. Depuis le 22 août 2022, la lutte contre les passoires thermiques se concrétise en France avec la loi Climat. Initialement exclues par le projet de loi, les locations de courtes durées inférieures à 120 jours n’échappent plus à la règle. Les logements consommant plus de 450 kilowattheures (kWh) par m² doivent s’aligner depuis le 1er janvier 2023. Le gouvernement souhaite élargir sur tous les biens classés G à partir de 2025 jusqu'aux classes E pour 2034.
Qu’est-ce qu’une passoire thermique ?
Les logements dits « énergivores » sont les appartements ou maisons avec un niveau de consommation énergétique excessif, avec un fort impact d’émissions de gaz à effet de serre. Souvent dû à une mauvaise isolation ou bien à des équipements gourmands en énergie, cela représente 7,2 millions de logements hors normes.
À partir de 2025, les logements dépassant les 420 kWh d'énergie par mètre carré habitable et par an seront interdits à la location. L’objectif pour le gouvernement est d’interdire la location pour toutes les habitations qualifiées « E » d’ici janvier 2034.
En quoi la loi climat touche fortement les stations de ski ?
Cette année, malgré le manque de neige, les stations de ski ont connu une hausse de 7 % de leur réservation par rapport à la saison précédente. Pourtant, Olivier Klein, Ministre délégué à la ville et au logement, lance le compte à rebours, d’ici 2025, les stations de ski vont devoir se mettre aux normes.
Sur les 70 principales stations de ski en France, un logement sur deux est considéré comme énergivore. Ce taux atteint même près de 70 % dans les stations les moins bien loties comme Font Romeu dans les Pyrénées. Un constat alarmant puisqu’en France entière, les passoires thermiques représentent 17 % du parc.
Parmi les des stations de ski avec les pires DPE, Les Alpes du Sud et les Pyrénées sont dans le top classement. À l’inverse, le Jura et les Vosges contre-balancent avec des efforts en termes de performance énergétique. Le principal frein est le climat bien évidemment mais surtout le type de construction du parc immobilier locatif. Datant des années 1970, les logements n’ont pas été remis à neuf avec des isolations en parpaing, ce qui laisse fortement passer le froid.
Comment les stations de ski vont-elles améliorer leur performance ?
Dans un contexte économique complexe, les banques se montrent plus frileuses pourtant cela représente de lourds investissements pour les opérateurs. Le crowdfunding immobilier entre en scène et joue un rôle de pilier pour permettre aux stations de ski de rectifier le tir avant la date butoir.
Les opérations de rénovations accompagnées par le financement participatif contribuent aux objectifs énergétiques fixés par le gouvernement. Il est crucial de soutenir les aménageurs, les collectivités et les établissements publics dans la conception de la ville de demain en préservant le patrimoine du parc immobilier. De la même manière que le crowdfunding immobilier accompagne à la fois les grands acteurs comme les plus petits.
